Tout semble se déglinguer de partout. Sa langue surtout, son bien le plus précieux, qui brillait de mille feux et régnait sur l'Europe qui régnait sur le monde, se défait de jour en jour. Confucius le savait déjà à l'époque de Platon et de Sophocle : il faut prendre garde aux mots. Une langue qui faiblit, c'est un pays qui vacille.


tout-semble-se-déglinguer-de-partout-sa-langue-surtout-bien-plus-précieux-brillait-de-mille-feux-régnait-l'europe-régnait-monde-se-dé-de
jean d'ormessonsemblesedéglinguerdepartoutlanguesurtoutbienplusprécieuxbrillaitmillefeuxrégnaitl'europemondedéfaitjourjourconfuciussavaitdéjàl'époqueplatonsophoclefautprendregardeauxmotsunefaiblitc'estunpaysvacilletout semblesemble sese déglinguerdéglinguer dede partoutsa languelangue surtoutson bienbien lele plusplus précieuxqui brillaitbrillait dede millemille feuxfeux etet régnaitrégnait sursur l'europel'europe quiqui régnaitrégnait surle mondese défaitdéfait dede jourjour enen jourconfucius lele savaitsavait déjàdéjà àà l'époquel'époque dede platonplaton etet dede sophoclesophocleil fautfaut prendreprendre gardegarde auxaux motsune languelangue quiqui faiblitc'est unun payspays quiqui vacilletout semble sesemble se déglinguerse déglinguer dedéglinguer de partoutsa langue surtoutson bien lebien le plusle plus précieuxqui brillait debrillait de millede mille feuxmille feux etfeux et régnaitet régnait surrégnait sur l'europesur l'europe quil'europe qui régnaitqui régnait surrégnait sur lesur le mondese défait dedéfait de jourde jour enjour en jourconfucius le savaitle savait déjàsavait déjà àdéjà à l'époqueà l'époque del'époque de platonde platon etplaton et deet de sophoclede sophocleil fautil faut prendrefaut prendre gardeprendre garde auxgarde aux motsune langue quilangue qui faiblitc'est un paysun pays quipays qui vacille

Confucius le savait déjà à l'époque de Platon et de Sophocle : il faut prendre garde aux mots. Une langue qui faiblit, c'est un pays qui vacille.Ah moi, je donnerais toutes les pièces de Schmitt pour écrire un opéra de Mozart ! Ça, c’est clair. Mais voilà, je ne suis pas compositeur. Je trouve qu’ils ont une chance hallucinante, c’est-à-dire qu’ils ne sont jamais allés à Babel. Voilà. Ils écrivent dans une langue qui est compréhensible par tout le monde sur toute la terre partout, sans traduction. Et cette langue, en plus, est une langue directement émotive qui, tout de suite, vous affecte au plus profond de votre corps. Et puis c’est une langue qui vous touche dans votre corps, le rythme touche dans le corps, la mélodie touche dans la sensibilité, l’harmonie [...] voilà ! Donc, ce mode d’expression est hallucinant. Mais en même temps, il a ses limites. C’est ce qui me rassure, je me dis. C’est-à-dire que ce n’est pas réflexif. C’est-à-dire, heureusement, avec les mots, on a le pouvoir de toucher l’intelligence de l’autre.Le marais, c'est un monde entier sur la terre, monde différent, qui a sa vie propre, ses habitants sédentaires, et ses voyageurs de passage, ses voix, ses bruits et son mystère surtout. Rien n'est plus troublant, plus inquiétant, plus effrayant, parfois qu'un marécage. Pourquoi cette peur qui plane sur ces plaines basse couvertes d'eau ? Sont-ce les vagues rumeurs des roseaux, les étranges feux follets, le silence profond qui les enveloppe dans les nuits calmes ou bien les brumes bizarres, qui traînent sur les joncs comme des robes de mortes, ou bien encore l'imperceptible clapotement, si léger, si doux, et plus terrifiant parfois que le canon des hommes ou que le tonnerre du ciel, qui fait ressembler les marais à des pays de rêve, à des pays redoutables cachant un secret inconnaissable et dangereux.Ce ne sera pas un des moindres paradoxes de notre époque que d'avoir rêvé le règne de la justice là où régnait déjà l'argent.Ce ne sera pas un des moindres paradoxes de notre époque que d'avoir rêvé le règne de la justice làoù régnait déjà  l'argent.Ah ! qu’au ciel et sur terre cesse cet esprit de lutte - Et de courroux, qui pousse le plus sage à s’emporter - Et qui semble beaucoup plus doux que le miel sur la langue, Quand, comme une fumée, il monte dans le cœur de l’homme.