Par ce trou mal refermé [le nombril], vos organes les plus intimes pourront à tout instant s'échapper et pourrir dans l'atmosphère. Vous pourrez à tout instant vous vider de vos tripes sous le soleil ; et crever comme un poisson qu'on achève d'un coup de botte en pleine épine dorsale. Vous ne serez ni le premier, ni le plus illustre. (...) Vous en serez bientôt là, enfants sans conséquence. Votre nombril se couvrira de crasse et tout sera dit. On jettera de la terre sur votre face.


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Ecrire, c'est comme boxer, mais c'est aussi comme courir. C'est pour ça que je vous envoie tout le temps battre le pavé : si vous avez la force morale d'accomplir de longues courses sous la pluie, dans le froid, si vous avez la force de continuer jusqu'au bout, d'y mettre toutes vos forces, tout votre coeur, et d'arriver à votre but, alors vous serez capable d'écrire. Ne laissez jamais la fatigue ni la peur vous en empêcher. Au contraire, utilisez-les pour avancer.N'allez pas vous figurer que vous serez plus sage que vos parents. Vous pouvez être d'une génération en avance sur ceux que vous avez importunés, mais à moins que vous ne soyez un des plus grands parmi les hommes, vous serez toujours d'une génération en retard sur ceux qui vous importuneront à votre tour.Pères, Aînés de famille, si vous avez des fils, si vous avez des frères qui se sont égarés dans le mauvais chemin, pouvez-vous être tranquilles ? La vie peut-elle avoir des douceurs pour vous ?Tristes victimes de leurs crimes, vous verrez tomber sur vous, comme sur eux, tout le poids de la sévérité des lois, sans avoir eu part à leur crime, vous partagerez leur ignominie, et la honte vous suivra partout. Au contraire,si vous instruisez bien vos enfants et vos frères, si vous veillez sur leur conduite, si vous mettez tous vos soins à leur donner une bonne éducation, votre front sera rayonnant de gloire, la porte même de votre maison brillera d'un éclat qui éblouira les passants.Quand on est heureux, il semble que l'on en soit fier ; que le bonheur n'est pas jeté au hasard ; mais que le choix que la fortune fait de vous pour vous caresser est une preuve et un témoignage de votre mérite ; vous voulez faire confidence de votre félicité à tout le monde, vous l'affichez sur votre face, et vous semblez réclamer comme un droit l'amitié et la vénération, en votre qualité d'élu de Dieu, qui vous grandit et vous approche de lui par ses faveurs, par ses marques d'affection, comme fait un prince pour ses favoris ! et vous êtes certain que personne ne refusera d'entrer en partage de vos joies et de vos délices.Si vous êtes raisonnables toute la semaine - Si vous faites bien vos devoirs - Si vous apprenez bien vos leçons - Si vous ne vous battez pas avec vos camarades - Si vous ne tirez pas la queue du chien - Si vous mangez bien votre soupe - Si vous ne faites pas crier votre grand-mère - Si vous vous lavez les mains avant de vous mettre à table - Si vous vous brossez bien les dents - Si vous allez vous coucher sans pleurer - Si vous faites votre prière tout seuls - Si vous êtes bien sages avec maman - Dimanche on ira voir papa à l'asile.Si vous êtes un homme faible, enclin à vous laisser dominer et à prendre racine là où vous voyez un peu de terre, faites-vous une cuirasse qui résiste à tout ; car, si vous cédez à votre nature débile, là où vous aurez pris racine, vous ne pousserez pas ; vous sécherez comme une plante oisive, et vous n'aurez ni fleurs ni fruits. La séve de votre vie passera dans une écorce étrangère ; toutes vos actions seront pâles comme la feuille du saule ; vous n'aurez pour vous arroser que vos propres larmes, et pour vous nourrir que votre propre cœur.