Oui, je hurle. De toutes mes forces. De toute mon âme.Mais le cri d'une mère qui accouche ne ressemble en rienà celui d'une mère exhumant son fils: celui-ci est un cri sans délivrance.


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L'amour maternel est le plus indépendant de tous les amours ; nous aimons notre enfant quel qu'il soit, quoi qu'il fasse, qu'il afflige ou contente notre amour-propre ; qu'il réponde à notre tendresse ou qu'il la souffre comme une gêne pour sa liberté ; qu'un fils écoute ou repousse sa mère. Grâce à lui, elle regarde haut et loin sans embarras : son âme, qui n'est jamais agitée, ne cesse point d'être émue ; la confiance qui s'établit entre eux devient la plus douce des relations. Elle ne ressemble à nulle autre, toute composée qu'elle est de l'autorité et de la faiblesse, de la condescendance et de la force, qui dénoncent à la fois et la femme et la mère, et l'homme et le fils. Oui, heureuse, cent fois heureuse, celle qui en a connu le charme !Les sentiments de sécurité, d'affection, de tendresse, d'amour, et toutes ces histoires qu'on prétend indispensables à un enfant, l'enfant Grenouille n'en avait que faire. Au contraire, il nous semble qu'il avait lui-même résolu de n'en avoir rien à faire dès le départ, tout simplement pour pouvoir vivre. Le cri qui avait suivi sa naissance, ce cri qu'il avait poussé sous l'étal, signalant son existence et envoyant du même coup sa mère à l'échafaud, n'avait pas été un cri instinctif réclamant pitié et amour. C'était un cri délibéré, qu'on dirait pour un peu mûrement délibéré et par lequel le nouveau-né avait pris parti contre l'amour et pourtant pour la vie.Le langage de ces tribus australiennes présente une particularité [. .. ] un homme appelle père non seulement celui qui l'a engendré, mais aussi tout homme qui, d'après les coutumes de la tribu, aurait pu épouser sa mère et devenir son père ; il appelle mère toute femme qui, sans enfreindre les coutumes de la tribu, aurait pu devenir réellement sa mère ; il appelle frères et sœurs non seulement les enfants de ses véritables parents, mais aussi les enfants de toutes les autres personnes qui auraient pu être ses parents.Mais mon cœur, pauvre chaume, Qui vit mes premiers pas, Pour le plus beau royaume Ne te donnerait pas I Car toujours une mère Est la plus belle aux yeux de son fils, Et je t'aime, pauvre terre, Car c'est, toi, oui, c'est toi mon pays !.Mon coeur cri de douleur. Il hurle mes souffrances, Mais tu ne les entends pas. Les entendras tu un jour? Avant qu'il ne soit trop tard? Que la mort me prenne Et m'emporte pour toujours?Celui qui veut parvenir à la sagesse doit ne tromper personne, n'éprouver de haine pour personne, ne jamais désirer nuire dans la colère.Il doit ressentir pour toutes créatures un amour immense, comme celui d'une mère pour son fils unique, qu'elle