On a déclaré qu'il fallait d'abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice.


on-a-déclaré-qu'-fallait-d'abord-justice-liberté-on-verrait-après-esclaves-pouvaient-jamais-espérer-obtenir-justice
albert camusondéclaréqu'ilfallaitd'abordjusticelibertéonverraitaprèsesclavespouvaientjamaisespérerobtenirjusticedéclaré qu'ilqu'il fallaitfallait d'abordd'abord lala justicejustice etla libertéon verraitverrait aprèsaprès commedes esclavesesclaves pouvaientpouvaient jamaisjamais espérerespérer obtenirobtenir lala justiceon a déclaréa déclaré qu'ildéclaré qu'il fallaitqu'il fallait d'abordfallait d'abord lad'abord la justicela justice etjustice et quepour la libertéon verrait aprèsverrait après commeaprès comme sisi des esclavesdes esclaves pouvaientesclaves pouvaient jamaispouvaient jamais espérerjamais espérer obtenirespérer obtenir laobtenir la justice

On a déclaré qu'il fallait d'abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après ; comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice.Nous ne sommes rien sur terre si nous ne sommes d'abord esclaves d'une cause : celle des peuples, celle de la justice et celle de la liberté.Les balances de la justice trébuchent; et pourtant l'on dit: raide comme la justice. La justice serait-elle ivre?Ce n'est jamais la Justice qui rend la justice, ce sont des juges, c'est-à-dire des hommes et des femmes susceptibles, comme tout autre de commettre des erreurs.On peut obtenir la justice pour les autres, jamais pour soi.La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste.