Nous avons en nous bien plus de tendresse qu’on ne le dit. En dépit de tout l’égoïsme qui, tels les vents de l’Est, transit le monde, la famille humaine est tout entière baignée d’un élément d’amour semblable à un éther délicat. Nombreux sont ceux à qui nous disons à peine un mot quand nous les croisons en société, que pourtant nous honorons et qui nous honorent ! Nombreux, ceux que nous voyons dans la rue ou qui sont assis à côté de nous à l’église, et dont la présence nous réjouit ardemment quoique nous gardions le silence ! Lisez le langage de ces regards vagabonds ; le coeur, lui, le connaît.


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Nous nous confions rarement à ceux qui sont meilleurs que nous. Nous fuirions plutôt leur société. Le plus souvent, au contraire, nous nous confessons à ceux qui nous ressemblent et qui partagent nos faiblesses.Il ne restera rien de nous, à peine le souvenir que nous laisserons un moment à ceux qui nous ont connus. Et c'est pourquoi il nous faut simplement et intensément vivre pendant le temps qui nous est imparti. Faire quelque chose, si c'est ce dont nous avons besoin. Etre heureux si cela nous suffit. Et aimer.Le comble de l'injustice, c'est que tous ceux qui nous refusent les qualités que nous n'avons pas, et les louanges que nous ne méritons pas, et qui jugent de nous comme nous en jugeons nous-mêmes en secret, nous les haïssons, nous les décrions, nous leur faisons un crime de l'iniquité de leurs jugements, et nous nous en prenons à eux de nos misères et de nos faiblesses.Nous nous ingénions à laisser notre marque sur le monde, nous voulons nous convaincre que ce que nous accomplissons à un sens voir même une certaine importance mais la vérité est que nous faisons que passer. Presque rien ne subsiste de nous. Sauf les souvenirs de ceux qui nous ont connus. Et quand ceux là s'en vont à leur tour.Nous avons beau aspirer à la lumière, nous avons besoin de l’ombre. Le désir qui nous fait rechercher l'harmonie nous pousse aussi, dans un obscur recoin de notre coeur, vers le chaos. Un chaos tout relatif, Nous ne sommes pas des barbares. Pourtant, c'est bien ce que nous devenons dès que le monde déraille. Le chaos est toujours à l’affût.Les enfants sont francs, sans gêne et n'ont pas honte de la vérité, alors que nous, par peur de paraître arriérés, nous sommes prêts à renier tout ce qui nous est cher, nous disons du bien de ce qui est repoussant, nous approuvons ce qui est incompréhensible.