Nombre de parleurs séduisent avec les mots comme le serpent qui veut avaler l’oiseau. La parole est survalorisée dans ce monde où l’angoisse contraint les humains à boucher les trous ontologiques par un flux continu de mots qui, la plupart du temps, ne veulent rien dire – flatus voci.


nombre-de-parleurs-séduisent-mots-serpent-veut-avaler-loiseau-la-parole-survalorisée-monde-où-langoisse-contraint-humains-à-boucher
michel onfraynombredeparleursséduisentmotsserpentveutavalerl’oiseauparolesurvaloriséemondel’angoissecontrainthumainsbouchertrousontologiquesunfluxcontinutempsneveulentriendireflatusvocinombre dede parleursparleurs séduisentséduisent avecles motsmots commele serpentserpent quiqui veutveut avaleravaler l’oiseaula paroleparole estest survaloriséesurvalorisée dansce mondemonde oùoù l’angoissel’angoisse contraintcontraint lesles humainshumains àà boucherboucher lesles troustrous ontologiquesontologiques parpar unun fluxflux continucontinu dede motsmots quidu tempsne veulentveulent rienrien diredire –– flatusflatus vocinombre de parleursde parleurs séduisentparleurs séduisent avecséduisent avec lesavec les motsles mots commemots comme lecomme le serpentle serpent quiserpent qui veutqui veut avalerveut avaler l’oiseaula parole estparole est survaloriséeest survalorisée danssurvalorisée dans cedans ce mondece monde oùmonde où l’angoisseoù l’angoisse contraintl’angoisse contraint lescontraint les humainsles humains àhumains à boucherà boucher lesboucher les trousles trous ontologiquestrous ontologiques parontologiques par unpar un fluxun flux continuflux continu decontinu de motsde mots quiplupart du tempsne veulent rienveulent rien direrien dire –dire – flatus– flatus voci

Il y a dans la vie de chacun de nous des mots qu'on regrettera toujours d'avoir prononcés, des mots qu'on n'aurait jamais dû sortir, des mots qu'on aurait dû avaler : les mots qui changèrent notre destin.Faire penser les mots que l'on dit. Les maîtres mots, les mots sont en flux…les ingrédients d'une recette.A l'époque actuelle on fait grand cas des livres. Les livres ne sont faits que de mots. Les mots ne valent que par les idées. Les idées ont une origine qui ne peut s'exprimer par des mots. Les discours que le monde transmet par les livres et qu'il considère comme précieux sont sans valeur.Les mots, comme les êtres et les groupes humains, voyagent, se déplacent, émigrent et immigrent, avec des fortunes diverses. Cependant, les mots ne sont pas vivants ; ils peuvent s'effacer, mais non pas mourir. Ils appartiennent à l'espèce immense des SIGNES, ces réalités physiques qui donnent aux humains accès au réel et à l'imaginaire, au concret et à l'abstrait, à la matière et à l'Esprit.La poésie est une parole aimante : elle rassemble celui qui la prononce, elle le recueille dans la nudité de quelques mots. Ces mots – et avec eux le mystère de la présence humaine – sont offerts à celui qui les entend, qui les reçoit.Pour avoir une idée juste des choses, il faut prendre les mots dans la signification opposée à celle qu'on leur donne dans le monde. Misanthrope, par exemple, cela veut dire philanthrope; mauvais français, cela veut dire bon citoyen, qui indique certains abus monstrueux; philosophe, homme simple, qui sait que deux et deux font quatre, etc.