Les malheureux qui n'ont rien de particulier à vivre, à aimer, à penser, ou à donner, n'ont plus qu'une dernière petite joie dans la vie: les vices des autres.


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Il n’y a rien de pire que ceux qui veulent faire le bien, en particulier le bien pour les autres. Il en est de même de ceux qui « pensent bien ». Ils ont l’irrésistible tendance à penser pour et à la place des autres. Caparaçonnés de leurs certitudes, le doute ne les effleura pas. Du coup, la vie, en sa complexité, leur échappe.Mais, me dira-t-on, les passions ne font-elles pas plus de malheureux que d'heureux ? Je n'ai pas la balance nécessaire pour peser en général le bien et le mal qu'elles ont faits aux hommes ; mais il faut remarquer que les malheureux sont connus parce qu'ils ont besoin des autres, qu'ils aiment à raconter leurs malheurs, qu'ils y cherchent des remèdes et du soulagement. Les gens heureux ne cherchent rien, et ne vont point avertir les autres de leur bonheur ; les malheureux sont intéressants, les gens heureux sont inconnus.L'Amour est beau pour ceux qui ont de quoi vivre, mais les autres doivent d'abord penser à vivre.Il faut comprendre que bon nombre de politiques français qui sollicitent notre vote sont des types qui n’ont jamais réellement travaillé. Hallucinant. Ils n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise. Ils ont bossé dans l’administration mais n’ont jamais rien géré : ils n’ont jamais été responsables de leur travail. Et ce sont les mêmes qui parlent de l’économie, de la vie... C’est le monde de l’imposture.Bien des gens qui ne savent que ce que d'autres ont écrit, ou qui n'ont écrit que ce que d'autres ont pensé, s'imaginent que tout est connu dans le monde, et qu'il n'y a plus rien à découvrir. Ainsi, l'homme qui jamais n'aurait fait un pas, pourrait prendre son horizon pour les bornes du monde.J'ai coutume de dire que j'écris pour ceux qui ne peuvent plus parler, les morts, les jeunes dormeuses des siècles couchés. Écrire, c'est cela il me semble, faire revivre les caresses enfuies, la lueur d'un regard, le tremblement d'une paume qui se donne dans une autre main juste avant de s'effacer. Mais Meuse l'oubli n'est pas un chant funèbre qui tourne en rond dans la noirceur du deuil : la souffrance, un jour ou l'autre, s'atténue en petite douleur, puis en pâle cicatrice. Et la vie alors verse à nouveau une lumière qu'on ne pensait plus possible. Ce sont les autres qui nous le disent, ceux qui ont aussi souffert, ceux qu'on prenait pour des passants indifférents, des gens à la petite vie tranquille.