Le soir. La mer n'a plus de lumières et, comme aux temps anciens, tu voudrais dormir dans la mer.


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paul Éluardsoirmern'aplusdelumièresauxtempsanciensvoudraisdormirmerle soirla mermer n'an'a plusplus dede lumièreslumières etcomme auxaux tempstemps ancienstu voudraisvoudrais dormirdormir dansla merla mer n'amer n'a plusn'a plus deplus de lumièresde lumières etcomme aux tempsaux temps ancienstu voudrais dormirvoudrais dormir dansdormir dans ladans la merla mer n'a plusmer n'a plus den'a plus de lumièresplus de lumières etcomme aux temps ancienstu voudrais dormir dansvoudrais dormir dans ladormir dans la merla mer n'a plus demer n'a plus de lumièresn'a plus de lumières ettu voudrais dormir dans lavoudrais dormir dans la mer

Le soir. La mer n'a plus de lumière et, comme aux temps anciens, tu pourrais dormir dans la mer.C’est cela que je voudrais : peindre la lumière, la lumière pure, seule, sans objet. Je voudrais la saisir sur les vieux murs, ou bien dans les étincelles de la mer, ou encore sur la carlingue d’aluminium d’un avion très haut dans le ciel. Je voudrais la prendre, comme une pensée absolue qui vibrerait éternellement dans l’éther. La seule monnaie que je voudrais avoir : les étincelles blanches, sur la mer.En mer, c'est pas comme à l'école, il n'y a pas de professeurs. Il y a la mer et il y a toi. Et la mer n'enseigne pas, la mer fait, à sa façon.Tu voudras t'asseoir au fond de la mer comme les dieux installés dans le ciel, en rond autour d'un puits dont ils remontent, de temps en temps, une âme, un regard d'homme, un cœur de femme, ou quelques livres très anciens dont l'encre violette a pâli.Quand j’avais le choix, je préférais, de loin, la côte en hiver, le pluie fine, le ciel gris, léger et dégradé confondu avec la mer bien avant l’horizon, la mer, la mer comme un grand lavoir à cerveaux brassant et ressassant inlassablement dans un bruit de verre pilé toutes les pensées qu’on lui confie et qu’elle nous emporte, la mer comme un tambour lent de lessiveuse à idées noires, gris et plate vue de la côte jusqu’autour de la terre.Je voudrais pas mourir Sans qu'on ait inventé Les roses éternelles La journée de deux heures La mer à la montagne La montagne à la mer […] Et tant de trucs encore Qui dorment dans les crânes Des géniaux ingénieurs.