Connaître l’autre c’est avoir saisi le rêve intérieur qu’il fait de lui-même, pas seulement avoir vu qui il se figure être, mais savoir qui il aspire à devenir.


connaître-l-c-saisi-rêve-intérieur-qu-de-lui-se-figure-être-savoir-aspire-à-devenir
alice ferneyconnaîtrel’autrec’estsaisirêveintérieurqu’ildeluimêmesefiguresavoiraspiredevenirconnaître l’autrel’autre c’estc’est avoiravoir saisisaisi lele rêverêve intérieurintérieur qu’ilqu’il faitfait deil sese figurefigure êtremais savoirsavoir quiil aspireaspire àà devenirconnaître l’autre c’estl’autre c’est avoirc’est avoir saisiavoir saisi lesaisi le rêvele rêve intérieurrêve intérieur qu’ilintérieur qu’il faitqu’il fait dequi il seil se figurese figure êtremais savoir quisavoir qui ilqui il aspireil aspire àaspire à devenir

On ne fait pas attention que l'âne serait par lui-même, et pour nous, le premier, le plus beau, le mieux fait, le plus distingué des animaux, si dans le monde il n'y avait point de cheval : il est le second au lieu d'être le premier, et par cela seul il semble n'être plus rien : c'est la comparaison qui le dégrade ; on le regarde, on le juge, non pas en lui-même, mais relativement au cheval ; on oublie qu'il est âne, qu'il a toutes les qualités de sa nature, tous les dons attachés à son espèce ; et on ne pense qu'à la figure et aux qualités du cheval, qui lui manquent, et qu'il ne doit pas avoir.Je remercie cette époque de m’avoir rendu dur et capable d’être dur. Plus encore, je lui suis reconnaissant de m’avoir détaché du néant de la vie facile, d’avoir extrait d’un nid délicat un enfant trop choyé, de lui avoir donné le souci pour nouvelle mère, de l’avoir jeté malgré lui dans le monde de la misère et de l’indigence et de lui avoir ainsi fait connaître ceux pour lesquels il devait plus tard combattre.Vous croyez tous bien savoir ce que c’est que dormir et ce que c’est que s’éveiller ; mais pourtant non. Dormir, ce n’est pas avoir les yeux fermés et rester immobile ; car vous savez qu’on dort parfois les yeux ouverts et tout en se promenant ; de plus, un homme très éveillé et très attentif peut avoir les yeux fermés et être immobile ; Archimède dormait moins que le soldat. Dormir, ce n’est pas non plus ne pas connaître et ne pas se connaître ; car vous savez qu’en dormant souvent l’on rêve, et qu’en rêvant, on se reconnaît soi-même, on reconnaît les autres hommes, les choses, le ciel, les arbres, la mer.Épingler un papillon n'est pas la meilleure façon de faire connaissance avec lui. Celui qui transforme le vivant en chose morte, sous quelque prétexte que ce soit, démontre seulement que son savoir ne lui a même pas servi à devenir humain.Il est difficile d'expliquer à quelqu'un qui a les idées étroites qu'être éduqué ne signifie pas seulement savoir lire et écrire et avoir une licence, mais qu'un illettré peut être un électeur bien plus éduqué que quelqu'un qui possède des diplômes.Je crois qu'on n'écrit pas sans haine de soi, sans la volonté de questionner au sens où le Moyen Age l'entend, le double qui est en soi, celui que l'on aurait voulu être, devenir, et que l'on porte comme un mort. C'est ce sentiment qui survit à l'horreur d'être né, le sentiment d'avoir perdu, d'avoir tué un frère jumeau et de n'en pas finir de régler ses comptes avec lui.