1943 n'avait fait de cadeaux à personne, sauf à moi peut-être... sans doute même. J'ai suivi la guerre sans y participer. J'ai même assisté à mon enterrement sans la pénible nécessité de mourir. C'est dire à quel point j'ai été épargné.


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jean-pierre gibrat1943n'avaitdecadeauxpersonnesaufmoipeutêtredoutej'aisuiviguerreparticiperassistéenterrementpéniblenécessitémourirc'estdirepointj'aiépargné1943 n'avaitn'avait faitfait dede cadeauxcadeaux àà personnesauf àà moisans doutedoute mêmej'ai suivisuivi lala guerreguerre sansy participerj'ai mêmemême assistéassisté àmon enterremententerrement sansla péniblepénible nécessiténécessité dede mourirc'est diredire àquel pointpoint j'aij'ai étéété épargné1943 n'avait faitn'avait fait defait de cadeauxde cadeaux àcadeaux à personnesauf à moisans doute mêmej'ai suivi lasuivi la guerrela guerre sansguerre sans ysans y participerj'ai même assistémême assisté àassisté à monà mon enterrementmon enterrement sansenterrement sans lasans la péniblela pénible nécessitépénible nécessité denécessité de mourirc'est dire àdire à quelà quel pointquel point j'aipoint j'ai étéj'ai été épargné

La liberté doit-elle me conduire à la noyade ? Sans doute. Créer puis mourir, en ayant dit ce que l'on avait à dire, c'est peut-être cela le sens de la vie après tout.La religion chrétienne non seulement a d'abord assisté à des miracles, mais même à ce jour ne peut pas être considéré par une personne raisonnable sans un.Tout m'échappe et s'évapore. Ma vie entière, mes souvenirs, mon imagination et son contenu - tout m'échappe, tout s'évapore. Sans cesse je sens que j'ai été autre, que j'ai ressenti autre, que j'ai pensé autre. Ce à quoi j'assiste, c'est à un spectacle monté dans un autre décor. Et c'est à moi-même que j'assiste.On a tout essayé pour trouver du nouveau : le roman sans histoire, le roman sans personnages, le roman ennuyeux, le roman sans talent, peut-être même le roman sans texte. La bonne volonté a fait rage. Peine perdue, on n'est parvenu à créer que le roman sans lecteur. C'est un genre connu depuis longtemps !.Il est vrai que vous m’avez fait beaucoup de mal, que j’ai beaucoup souffert par vous, que mon équilibre mental a failli être détruit, que ma vie entière en a été empoisonnée, mais il est non moins vrai que sans vous je ne serais pas devenue ce que je suis. Vous m’avez donné d’abord la philosophie, et aussi une plus large ouverture sur le monde, ouverture que je n’aurais sans doute pas eue de moi-même. Dès lors, le bien et le mal s’équilibrent.Point de dépense sans profit, Point d'entreprise sans réflexion, Point de querelle sans nécessité.